Pontcarral
Bon, c’est vrai aussi qu’il n’avaient vraisemblablement rien à dire. On en vient au vote des membres du Conseil Syndical : un grand moment qui restera dans les annales de la copropriété. ( Personnellement, je m’abstiens dans presque tous les cas. Je me suis rendu compte que voter contre, c’est donner une sorte de valeur à certaines personnes qui n’en n’ont aucune.
Oui, j’ai le mépris facile… surtout quand je suis confronté à la médiocrité ). Bref, il fallait 8 candidats pour le bâtiment A ; il s’en présente environ 11 à 13. Passage au vote. 8 élus avec 2 abstentions. Dans les quelques restants, monsieur BOUSSOUF avec … 3 abstentions, n’est pas élu. Malaise. Une voix s’élève ( devinez laquelle ! ) : « Il faut refaire le vote ! ». Quoi ? Qu’entends-je ? Qu’ouis-je ? Pardon ? Re malaise. Brouhaha. Je me lève : « On ne peut pas revoter. Ce n’est pas démocratique ! ». Oui, je sais. Ceux qui me connaissent s’étonneront de me voir venir au secours de la démo-crassie. Mais bon, quand on veut jouer le jeu de la « démocratie », il ne faut pas venir se plaindre quand celle-ci ne tourne pas en votre faveur.
Alors pour contourner celle-ci, on a recours à l’intimidation. Pardon. Dans la bouche de certains, cela s’appelle de la dissuasion. Alors, on demande à ceux qui se sont présentés, s’ils maintiennent leur candidature. Noms après noms, ceux-ci la maintiennent ( vraisemblablement ils n’avaient rien compris à ce qui se passait ). On arrive presque à 8. Certains se tortillent sur leurs chaises. On dirait SARKOZY aux guignols de l’info le soir de l’élection présidentielle.
Encore un nom : Monsieur ( là, je ne mets pas son nom : je ne tire pas sur l’ambulance ) maintient-il sa candidature ? Réponse de la personne qui le représente « Oui ». Murmures : « Non ... non … non ! » La question est posée une deuxième fois. Même réponse « Oui ». Là, il y a problème : ils ont compris ; c’est la débâcle ! Alors ce n’est plus des murmures, ce sont des « Non … non … » catégoriques et sonres. Panique de l’intéressé. On lui repose le question une troisième fois. Réponse … « Non ». Ouf ! Enfin.
La « démocratie-directe-totalitaire-et-populaire » est sauve … on se serait cru dans « Tintin au pays des soviets ». Bâtiment B : il fallait 5 membres.
Une des seules personnes compétentes, qui a déjà fait ses preuves et qui aurait la capacité plus que tout autre dans l’assemblée à être membre du Conseil Syndical, se présente. Son nom à peine prononcé, une forêt de bras se lève contre.
Pensez, c’était une femme ! Vous vous rendez compte ? Quelle horreur !
Une femme ; et en plus … qui pense. Intolérable pour certains. Bâtiment C : il fallait 2 membres.
Il y a 3 candidats : donc désistement de l’une d’elles.
S'agirait quand même pas de recommencer le carnaval du vote du bâtiment A. Certains reviennent de loin et respirent. Personnellement, je rigole. D’autres sont écœurés de ce genre de pratiques. Ils ne les connaissent pas comme moi, et ils commencent à voir leur vrai visage. Bienvenue au club ! Fin des « élections ». Allez, maintenant, ils sont « entre-eux ». 21 h 10. N’ayant plus rien à faire ici, car ne voulant pas cautionner une telle mascarade, je sors avec quelques autres. C’était un soir d’octobre ; la nuit était tombée. Le début de la fin pour Pontcarral ?
* Ayant rencontré le syndic en question depuis, celui-ci m’a parut honnête, impartial et volontaire.
Et si comme je le pense, celui-ci a vraiment la détermination de bouger pour sauver la résidence Pontcarral, nul doute qu’il trouvera auprès de certains copropriétaires le soutien dont il
pourrait avoir besoin, afin de compenser l’incompétence de certains membres du Conseil Syndical, incompétence qui n’est plus à démontrer.
Aussi, certains ont le désir de lui tendre la main, non pas pour le pousser ni pour plonger avec, mais pour oeuvrer afin de faire revivre une copropriété au bord du
gouffre.
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Pour vous détendre, voici en images le résumé de quelques moments forts de la soirée :
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