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16 janvier 2007 2 16 /01 /janvier /2007 19:32
 
Mes ancêtres vikings, appelés Varègues,
après avoir unifié l'empire Rus et fondé Kiev,
descendirent vers le sud où les peuples arabisants
du nom de « madjous » surnommèrent les nouveaux arrivants ;
ils chantèrent l'orient aux dunes enflammées,
ils contèrent l'orient aux mille visages enjoués.
Tandis que le nécronomicon d'Abdul al-Hazred
continue de faire des ravages,
traversant les âges tel la gangrène
dans les cerveaux instables,
je rêve de la merveilleuse Ispahan
joyau de la Perse, actuel Iran,
prise et reprise au fil des ans
par les Seldjoukides, Gengis Khan et Tamerlan.
De la forteresse d'Alamout, j'entends une voix,
qui en traverse les murs ;
celle du maître des lieux Hassan-ibn-Sabbah,
comme un glacé murmure.
Elle s'envole cette voix, de roche en roche,
vers l'orient tout proche.
Porte-t-elle la terreur que souvent elle réclame,
ou va-t-elle faire quérir le poète Khayyâm ?
Amin Maalouf dans Samarkand nous l'a décrit ;
l'amitié de ces hommes là, aux yeux du monde surprit.
Car en ce temps là, Omar Khayyâm,
astronome mathématicien et philosophe,
amoureux de la belle poétesse Djahane,
officiait au palais du vizir Nizam-el-Molk.
Disciple d'Avicenne, ledit Omar de Nichapour
dont les robaïyat glorifiaient la mort et le vin,
louaient les femmes et chantaient l'amour,
stimulera de son génie nombre de nos contemporains.
Mon imagination poursuit sa route aux quatre vents.
Ici, les jardins suspendus de Babylone, balayés par le temps ;
là, une place forte : Massada ; et ses combattants zélotes suicidés,
afin d'escamoter la victoire à une Rome tant redoutée.
Non loin de la mythique Samarkand, de notre temps,
proche de Kaboul, Ahmed Shah Massoud l'Afghan,
est l'unique rempart contre l'intolérance des talibans ;
dont seule la destruction des monuments, scandalise l'occident.
Mon esprit s'envole, virevolte de La Mecque à Damas la sublime,
suivant les caravanes chargées de pains de sel, de khôl et de tabac ;
mon esprit vagabonde des gorges de Pétra, au port d'Akaba
que les combats de Lawrence illumine.
Thomas Edward Lawrence, dont restera gravé le nom,
entre l'Europe et l'Orient comme un trait d'union.
Mes pensées s'envolent vers la proche Palestine,
terre d'espoir pour les feddayin ;
peuple spolié, à jamais meurtri,
dont la liberté n'a pas de prix.
Et pour Jérusalem aux quatre points écartelée
entre musulmans, arméniens,
juifs et chrétiens lacérée,
quel en sera le destin ?
Evoquant le rassembleur Nasser
qui se riait de la France et de l'Angleterre,
près de nous les citoyens de Libye
chantent la gloire de Muammar al-Kadhafi.
De la légendaire Alexandrie
jusqu'aux pyramides alanguies,
un jour, de l'Egypte profonde, s'éleva une voix ;
celle d'Oum Kalsoum qui retentira
des rues ombragées de la casbah,
à la mythique scène de l'Olympia.
Maintenant, Natacha Atlas de ses mélodies,
dont les couplets enflamment les coeurs,
fait briller les yeux de mes petites soeurs,
et embelli à présent, les soirées de mes amies.
De nos jours, Alger la blanche bien qu'ensoleillée,
de nouveau tachée de sang, impose à mon esprit
le souvenir de ses enfants harkis
par la France honteusement abandonnés.
Et depuis longtemps, une indo-européenne opprimée,
acculée au désespoir sous la coupe d'un pouvoir despotique,
toute proche de nous, notre petite cousine Kabyle, broyée,
se battant pour se libérer du joug de ce gouvernement autocratique,
retrouve aujourd'hui ses racines et relève la tête, fière,
grâce au message de Lounès Matoub le berbère.
Du Niger, au fond des douars,
aux mille oasis espérées du Hoggar,
prendre le thé sous la tente des « hommes bleus » ;
retrouver Mano Dayak dans leurs souvenirs heureux.
Du désert des touaregs Iforas, aux confins de Bahreïn et ses pêcheurs de perles,
des étudiants de Tunis et de Rabat, aux militants d'Ait Akmed,
à travers les dunes et les oasis, souffle un vent de liberté.
Certains pays du monde arabe sont en marche, sur la route de l'espoir et de l'unité.
Car, comme certains de nos camarades qui de l'Europe en espèrent l'union,
beaucoup de partisans du panarabisme attendent aussi une impulsion.
Cette impulsion qui stimulera les relations entre nos nations.
Mais, n'ai-je pas déjà nommé le probable artisan de cette réunification ?
 

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